Archives mensuelles : décembre 2017

Sortie de l’ouvrage « Graines d’un Paris d’avenir »

Première distribution publique & séance de dédicace par une artisane semencière liée à l’OPASE du livret qui accompagne la campagne et la collection de semences potagères « Graines d’un Paris d’avenir » : rdv ce samedi 16, dès 16h à l’Agora de la Foire des savoir-faire solidaires de Saint-Denis !

Débat ouvert : Pour retrouver de l’ambition, prenons notre appétit au sérieux !

S’engager sur la question de la semence, c’est se donner l’occasion de voir grand en partant de l’infiniment petit. A partir de la graine, c’est tout un univers et un imaginaire politiques qui se révèlent : des perspectives d’emplois et d’activités variés qui développent une alimentation bonne, propre et juste, pour tous et avec tous.

Rencontre-Débat
Samedi 16 décembre 2017
de 17h30 à 19h à l’Agora
de la Foire des savoir-faire solidaires

Parvis de la basilique de Saint-Denis
M° Saint-Denis Basilique (ligne 13)

Accueil publics et participants
& présentation des éléments de la campagne
« Graines d’un Paris d’avenir » dès 16h.

Débat introduit par Patrick Vassalo, Elu délégué à l’ESS de Plaine Commune, en présence :
d’Estelle Belbes, cogérante et artisane semencière à « Graines del Païs », un réseau d’artisans semenciers lié à l’OPASE, de Sabine Caron, codirectrice de « Minga – Faire ensemble »,
et de tous les agriculteurs, chercheurs, jardiniers, artisans, restaurateurs, commerçants, associations de quartier… soucieux de s’organiser pour promouvoir et étendre la production de variétés-populations reproductibles partout et par tous.

Cuisinier : Un métier qui se réinvente et attise notre appétit !

Si l’on promeut une alimentation bonne, propre et juste, pour tous, alors le métier de cuisinier est conduit à se réinventer. C’est prendre la mesure que cuisiner est un art de faire qui occupe une place centrale dans la chaîne de l’alimentation humaine, et qu’assurer sa transmission aujourd’hui, cela engage à examiner ses conditions d’exercice pour garder le plaisir à l’ouvrage.

C’est le message lancé par les membres de l’Alliance des cuisinièr(e)s de Slow Food France à travers le communiqué qui annonce leur déclaration en association et qui nous ouvre, à tous, une perspective pleine de saveurs à retrouver autour de la confection d’un plat. Du choix des graines cultivées aux façons de servir d’une assiette, ils proposent de réinventer leur métier en oeuvrant à la recomposition d’une chaîne d’alliances humaines qui ne veut pas se faire complice de l’aggravation des précarités et c’est un défi que Minga ne peut que vouloir relever avec elle.

Notre association a noué des liens solides avec l’Alliance depuis que nous avons décidé en 2016 de mener ensemble, en lien avec l’OPASE, la campagne « Graines d’un Paris d’avenir ». De Quimper à Paris, avec Xavier Hamon et Patrice Gelbart, c’est une mobilisation à résonance nationale qui est conduite actuellement sur la métropole parisienne pour appuyer le métier d’artisan semencier avec un but : susciter de nouvelles coopérations entre tous ceux qui refusent, comme les membres de l’Alliance, de renoncer à un art de vivre ensemble pour gagner des étoiles.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=6&v=Di6k3NUEGSI

Que cette organisation réaffirme leur main tendue aux autres métiers de la chaîne alimentaire, cela fait chaud au coeur de tous les membres de Minga. C’est signe, une fois de plus, que des métiers sont prêts à s’organiser et à se lier pour ne rien sacrifier de leur humanité.

En cette fin d’année qui s’annonce, Minga tenait à la remercier pour la noblesse de son geste et lui souhaiter par avance nos meilleurs voeux de réussites !

La ferme de Coat Keroëc à Tréméoc (29) est sauvée.

Victoire pour l’agriculture paysanne,
Victoire pour l’avenir du territoire !

Au moment même où l’industrialisation de notre alimentation est remise en question (malbouffe, impact sur la santé, destructions d’exploitations familiales et d’emplois, désertification rurale, réchauffement climatique …etc.), le maintien de petite ferme comme celle de Coat Keroëc est un enjeu d’avenir qui nous concerne tous.
Le développement d’un tissu de petites fermes est indispensable pour faciliter l’installation de jeunes qui souhaitent s’engager dans l’agro-écologie et ont besoin de lieux d’accompagnement et d’apprentissage.

Produire une alimentation de qualité sur une petite surface agricole en cohérence avec les enjeux écologiques de notre temps, cela demande la maîtrise d’un savoir-faire. Ce savoir-faire, Yveline le maîtrise et le partage auprès de jeunes qui souhaitent s’installer.

Après une décennie de procédure pour tenter de retirer à Yveline son statut d’agricultrice, la décision de la cours de cassation en octobre 2015 et la décision de la cours d’appel de renvoi d’octobre 2017 lui permettent de poursuivre son activité de paysanne sereinement.

Cette victoire, elle est d’abord dûe à la détermination d’Yvelyne. Elle est aussi le fruit d’une large mobilisation locale des habitants et du soutien de Minga, du CIVAM 29, de la Whouamap, de la Confédération Paysanne, de Terre de liens Bretagne et de Cyberacteurs.