Amonah Achi et son compagnon Thomas Siron, après différentes missions pour des ONG en Afrique et en Amérique Latine, ont décidé de s’engager dans une démarche entrepreneuriale pour produire et diffuser (notamment auprès des femmes) des connaissances en matière de transformation artisanale du cacao en chocolat. Un engagement qui se fait et se pense par une mise à l’épreuve pratique et manuelle dans ce qui est le premier des ateliers au monde : une cuisine ! L’objectif étant, par la diffusion de cette connaissance, de permettre à des planteurs de fèves de cacao en Côte d’Ivoire de valoriser leur travail au plus près des lieux de récolte.
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ALIMENTONS-NOUS 2016
Ensemble, un seuil a été franchi.
Près de 70 entreprises investies dans les filières alimentaires de la métropole parisienne se sont retrouvées lundi 14 mars à Saint-Denis pour découvrir et se faire découvrir par d’autres acteurs professionnels. En une seule après midi, plus de 500 rendez-vous d’affaires ont été menés, des partenariats commerciaux se sont amorcés, des projets de développement et de coopération se sont noués.
Même si la qualité de l’alimentation est un sujet montant dans la société, particulièrement sensible pour une large part de la population, mobiliser des professionnels qui rejoignent cette exigence sur une demie journée est loin d’être évident. Leur engagement requiert un temps précieux et la plupart d’entre eux se retrouve de moins en moins dans des organisations professionnelles corporatistes.
La mobilisation des participants à « Alimentons-nous » est donc en soi un long travail de terrain qui a été conduit pendant plusieurs mois par l’équipe de Minga et ses adhérents, les agents du territoire de Plaine Commune, de la ville de Saint-Denis, de la région Île de France et du département de la Seine-Saint-Denis.
Ce qui s’est joué le 14 mars, c’est une culture du gré à gré entre humains qui se présentent, égaux autour d’une table, sans promesse mais avec l’engagement d’être présent et disponible à l’autre.
Entre professionnels, ce qui s’échange et se discute alors dessine en creux les contours d’une politique alimentaire urbaine de qualité. Une politique qui ne se fonde pas sur des normes qui réduisent l’alimentation à une marchandise industrielle déterritorialisée, mais bien sur une coopération des métiers qui considèrent qu’un aliment est un produit sensible qui nous relie à notre humanité.
Des graines ont été semées ce 14 mars. Nous sommes persuadés qu’elles donneront des fruits multiples, à commencer par dégager une vision de l’avenir qui ne soit pas forcément synonyme de régression démocratique. Tout cela est une affaire de goût, de goût des autres qui se travaille ensemble.
A l’an prochain et d’ici là, alimentons-nous, alimentons la démocratie.
Non au parc de loisirs « Europa city »
Oui à des investissements massifs dans l’économie de proximité,
créateurs d’emplois et d’activités en Ile de France.
Après avoir mis sur la paille des centaines de milliers d’agriculteurs dans le monde, le groupe Auchan, un des gros mastodontes des grandes surfaces, participe à bétonner 300 hectares de sols agricoles de très grande valeur agronomique ( 1) pour implanter sur le territoire de Gonesse, dans le val d’Oise, un parc à thème « Europa city » en 2024. Un projet qui comprend notamment un parc à neige avec des pistes de ski, ce qui lui a valu, entre autres, de recevoir le prix « Pinocchio » du green washing tellement sa communication en matière de développement durable relève du grand Guignol.
La scop Epice adhère à Minga
Epice a été crée en 2002, sous forme associative sur deux champs d’activités : Les actions de sensibilisation en milieu scolaire autour des pratiques de consommation écologiquement et socialement responsable et l’activité commerciale de vente de produits bio, équitable et locaux sur les marchés de l’agglomération marseillaise.
2005, Benoît puis Yannis deviennent permanents d’Epice et développent l’activité commerciale auprès de clients professionnels (épiceries bio, restaurants) leur proposant un service de mutualisation d’achat et de livraison. Les actions de sensibilisation sont petit à petit abandonnées, par manque de solvabilité de cette activité liée au désengagement des collectivités publiques.
