La terre à ceux qui nourrissent tous les vivants !

Non à la spéculation foncière : solidarité avec Bastien Moysan.

Bastien Moysan est un paysan en sens étymologique du terme : il habite son pays. C’est les pieds dans la vasière de la baie de Daoulas où il récolte huîtres et palourdes qu’il mesure l’interdépendance des écosystèmes, les liens entre milieu marin et travail des champs. Depuis 2004, Bastien cultive en polyculture élevage 22 hectares de terre en agriculture biologique à Daoulas, dans le Finistère. Aujourd’hui ces terres ont été vendues suite à une procédure par adjudication aux enchères. Une demande de préemption auprès de la Safer (sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural) a été déposée.

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Minga se félicite de la création du Syndicat des Artisans Semenciers

Parce que s’affirmer dans une organisation est la base pour progresser ensemble ;
Parce que produire de l’intérêt général, au regard des situations de précarité et de domination, ne peut se passer de construire des rapports de force ;
Parce que le respect de la dignité, la défense des acquis sociaux et la conquête de nouveaux droits du monde du travail et des métiers, sont des priorités vitales pour le devenir de la démocratie ;

Minga se félicite de la création du syndicat des artisans semenciers

Graines d’une Bretagne d’avenir – Cultivons les variétés de la population !

« Graines d’un Paris d’avenir » hier, « Graines d’une Bretagne d’avenir » aujourd’hui, Graines des Hauts de France ou de Normandie demain, qu’importe les champs, les jardins ou les balcons à partir desquels elles se déploieront, ces variétés de la population font écho aux priorités du moment. Reproductibles, libres de droit, prêtes à développer leurs qualités gustatives et nutritives en lien avec leur environnement, leurs semences permettent de cultiver des chemins qui mènent des graines aux assiettes dans le respect du travail de toutes celles, ceux et ce qui y participent. Elles sont une réponse à tout ce qui dédaigne et défie aujourd’hui l’expression de notre humanité.

Dès le mois de mai, pour rejoindre la campagne « Graines d’une Bretagne d’avenir », c’est par ici ; pour faire suite à « Graines d’un Paris d’avenir », c’est par ; et pour parler aux artisans semenciers qui conduisent ces campagnes, contactez le syndicat-artisans-semenciers@protonmail.com

Pour faire ensemble un monde commun : manifestons ! Vive le 1er mai !

Depuis qu’elles n’ont plus peur que quiconque remette en cause leur appropriation des moyens de production, sûres d’elles-mêmes, les classes dominantes ont abandonné l’idée d’un monde commun, habitable pour tous. Elles se posent aujourd’hui en ennemi de la démocratie et de l’écologie. Elles asservissent sans scrupule la diversité du monde du travail et des métiers pour protéger leur rente. C’est au point où se tuer à la tâche n’est plus seulement une expression, mais bien une réalité contemporaine subie par de plus en plus de travailleuses et travailleurs, quel que soit leur statut, qu’ils soient salariés ou à leur compte, avec ou sans emploi, étudiants ou retraités.

Depuis plusieurs mois, grâce au mouvement des gilets jaunes, le monde du travail redresse enfin la tête, malgré le mépris de classe qu’ils subissent quotidiennement par les médias mainstream et leurs éditorialistes, malgré une répression policière qui mutile les corps, malgré un état de droit qui se réduit comme peau de chagrin.

Depuis plusieurs mois, les jeunes, conscients de la gravité des enjeux écologiques, manifestent contre un système méritocratique de réussite sociale toujours plus inégalitaire qui participe de la destruction du monde commun.

8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs étaient les premières revendications du monde ouvrier à l’origine du 1er mai. Aujourd’hui, ces 8 heures de loisirs sont loin d’être une réalité effective tant le travail épuise les corps et capte notre attention même après le boulot. Pour ceux qui ont encore la chance d’avoir un toit sur leur tête, avoir le temps de faire la cuisine, d’éduquer ses enfants, de réparer les objets, de lire, de jardiner, de bricoler, de prendre soin de soi et de ses proches, d’aller à la rencontre de l’autre, devient un luxe inaccessible pour bon nombre d’entre nous.

Quand le 29 avril, les syndicats de 15 pays se réunissent pour la première fois à Berlin contre la politique sociale d’Amazon, le 1er mai a de l’avenir !

#nousnesommespasdesrobots.

Minga invite tous ses adhérents et ses sympathisants à rejoindre les manifestations du 1er mai.