L’avenir de Minga, entre nos mains.

Appel à souscription 2018,
Objectif : 40 000 euros.

Depuis 1999, l’association Minga rassemble des professionnels qui n’attendent pas les conditions idéales pour entreprendre des modes de productions et d’échanges plus sobres, plus équitables, plus solidaires, respectueux du travail humain et du vivant.
Améliorer ses conditions de travail, embaucher, mieux assumer et partager des responsabilités, transmettre son activité, chacun sait que cela engage à lever la tête du guidon (ou de l’écran) et à se mettre à distance de son activité pour mieux la maitriser. Mais y parvenir, et réussir à tenir un certain niveau d’ambition face aux intérêts économiques et politiques dominants, de nos jours, cela relève vite de l’épreuve.
A défaut d’organisations mobilisées pour valoriser les métiers, favoriser des liens et ouvrir des perspectives communes qui respectent le travail, produire de l’intérêt général à travers un engagement professionnel est une ambition difficile à atteindre.

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ZAD : Le gouvernement détruit des projets de vies et de productions d’intérêt général.

Depuis le lundi 9 avril, le gouvernement a engagé la destruction systématique d’activités de productions agricoles, artisanales, écologiques (maraîchage, brassage de bière, boulangerie, apiculture, poterie, production de semences, herboristerie…) menées sur le territoire de la ZAD à Notre Dame des Landes, devenu, depuis l’abandon du projet d’aéroport, une zone à développer.

L’usage de la force par le gouvernement signe son refus catégorique de toutes formes de solutions collectives proposées par les habitants de la ZAD. Des moyens exceptionnels ont été mobilisés (2500 gendarmes pour 250 occupants) pour détruire des activités saines et bienveillantes tandis qu’on laisse prospérer ailleurs dans le pays des trafics massifs d’être humains, d’armes et de drogues au vu et au su de tout le monde.

C’est un message politique violent qui s’adresse à toute une génération : ce genre de projets de vie personnelle et collective n’a pas sa place en France.

Et le message adressé au passage à toutes les collectivités locales est tout aussi clair : ce ne sont plus les habitants et leurs représentants qui décident d’accueillir les projets de jeunes prêts à s’investir dans le devenir des territoires.

Aucune violence ne pourra détruire le besoin grandissant de construire des modes de vie collective respectueux de tous les êtres humains et de la nature.

Minga, le 12 avril 2018

communiqué format PDF

Sortons l’agriculture du salon…

… et echafaudons les bases de nos alimentations
depuis tous les quartiers de la métropole,
samedi 3 mars, à la Bellevilloise *

« Pendant une journée, les acteurs de la démocratie alimentaire, qu’ils soient paysans, cuisiniers, artisans, intellectuels, scientifiques, artistes ou, plus simplement, citoyens-mangeurs sont invités à se retrouver à la Bellevilloise à Paris, lieu emblématique des premiers échanges commerciaux « du producteur au consommateur » au début du XXème siècle. Cette seconde édition de « Sortons l’agriculture du salon » sera aussi l’occasion de s’interroger collectivement sur la suite des Etats généraux de l’alimentation, de poursuivre les réflexions entamées en 2017 sur la nécessité d’une exception agricole pour faire face aux crises de toutes sortes (climat, environnement, économie, santé…) et d’imaginer les moyens à mettre en œuvre pour une transition alimentaire et écologique »
(Alimentation Générale).
Et c’est avec plaisir que les partenaires de « Graines d’un Paris d’avenir » vous y accueilleront pour parler semences, la base des alimentations sur laquelle ils proposent à tous les acteurs de la « démocratie alimentaire », de Paris et d’ailleurs, de se positionner. A tous, parce que construire des circuits alimentaires qui partent de la reconnaissance du métier de producteur de semences librement reproductibles, ayant la faculté de s’adapter aux spécificités d’un milieu de vie, cela invite à (re)produire des biens communs, en commun. Un projet qui ne peut se faire sans construire des alliances entre professionnels et avec des amateurs qui partent d’un principe moteur : toute personne, sans aucune discrimination, sans exception d’aucune sorte, a droit au travail, à des bonnes conditions d’exercice, de rétribution et de protection sociale liées au travail et à s’organiser pour défendre ces intérêts.

Rdv à 11h pour une Table ronde :  » l’artisan semencier, un chercheur-producteur de biens communs  » et à 12h pour partager le repas concocté par l’Alliance des cuisiniers Continuer la lecture

Industrialisation de la bio : nous y sommes. Rehaussons le niveau d’ambition de la transition alimentaire.

Il est toujours difficile de rester lucide quand on est sur un marché qui connaît un niveau de croissance record depuis plus de deux ans (+ 20%) et que cela indique, fort heureusement, une attention grandissante pour la qualité de l’alimentation. Mais si la bio est née en réaction à l’industrialisation de l’agriculture, elle est entrain de devenir l’avenir de l’agro-industrie et peut-être, demain, le support à l’usage de nouveaux OGM.
Les ruptures d’approvisionnement sont de plus en plus fréquentes, les prix commencent à monter et l’ensemble des GMS et des acteurs du numérique investissent désormais massivement sur ce marché. Sans parler du rachat de Whole Foods par Amazon, les ambitions affichées d’un groupe comme Carrefour sur la bio pour 2022, de 5 Md€, représentent à elles seules la totalité du marché actuel de la bio dans les grandes surfaces et magasins spécialisés français. Continuer la lecture