Filière algues alimentaires

Pour préserver la ressource, la reconnaissance du métier de récoltant d’algues de rives est indispensable pour développer l’activité et l’emploi dans une filière alimentaire.

L’attrait que rencontrent les algues est une bonne nouvelle en matière de création d’activité et d’emploi si tous les acteurs de la filière sont conscients que la ressource est limitée et que son prélèvement est un travail délicat.

C’est précisément cette exigence qui a conduit les récoltants d’algues de rives de Bretagne à s’organiser en syndicat pour se mobiliser, avec la communauté scientifique, pour la reconnaissance officielle de leur profession, soutenue en octobre dernier au sein du comité régional des pêches de Bretagne.
Mais sans la consolidation des acteurs de la filière algues et des moyens dédiés à la recherche publique, l’application de la loi à elle seule ne permettra pas de faire face au développement du braconnage. Dès à présent, des courtiers démarchent par internet de la main d’œuvre en toute illégalité, favorisant volontairement le travail dissimulé, sans conscience de la gravité du risque pénal encouru.

C’est pourquoi, le Syndicat des Récoltants Professionnels d’Algues de Rives de Bretagne (SRPARB) et Minga appellent l’ensemble des collectivités locales et territoriales bretonnes et l’État, à se mobiliser dès maintenant pour investir dans le développement de la filière, créatrice d’emplois non délocalisables.

« Marronnages », chocolat post-industriel élaboré en Côte d’Ivoire, adhère à Minga.

MG_5950Amonah Achi et son compagnon Thomas Siron, après différentes missions pour des ONG en Afrique et en Amérique Latine, ont décidé de s’engager dans une démarche entrepreneuriale pour produire et diffuser (notamment auprès des femmes) des connaissances en matière de transformation artisanale du cacao en chocolat. Un engagement qui se fait et se pense par une mise à l’épreuve pratique et manuelle dans ce qui est le premier des ateliers au monde : une cuisine ! L’objectif étant, par la diffusion de cette connaissance, de permettre à des planteurs de fèves de cacao en Côte d’Ivoire de valoriser leur travail au plus près des lieux de récolte.

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L’Olivetta adhère à Minga

L’Europe des solidarités, ça existe !

Saveurs Italiennes, ou comment marier qualité et solidarité.

al18Etant née et ayant grandi dans la région des Pouilles en Italie du sud, Daniela Gallo a suivi des études supérieures en développement local à Parme et à Rome, au cours desquelles elle s’est intéressée aux problématiques liées au développement durable, notamment pendant une formation au CNAM à Paris. Après plusieurs missions en France, Daniela rejoint son conjoint à Châtellerault en 2010.  L’approche du développement durable trop théorique et pas assez reliée à du concret la conduit à renoncer à poursuivre ses études universitaires à Science-Po, pour devenir, un peu malgré elle, commerçante, un métier maintenant pleinement assumé.

Faute de trouver des aubergines à l’huile d’olive vierge extra pour sa consommation, elle décide d’en importer des Pouilles et de faire partager la saveur particulière de ce produit à des proches, déclenchant dans la foulée la création de l’entreprise individuelle L’Olivetta en juillet 2011. Continuer la lecture

ALIMENTONS-NOUS 2016

Ensemble, un seuil a été franchi.

Près de 70 entreprises investies dans les filières alimentaires de la métropole parisienne se sont retrouvées lundi 14 mars à Saint-Denis pour découvrir et se faire découvrir par d’autres acteurs professionnels. En une seule après midi, plus de 500 rendez-vous d’affaires ont été menés, des partenariats commerciaux se sont amorcés, des projets de développement et de coopération se sont noués.

Al1-vue1Même si la qualité de l’alimentation est un sujet montant dans la société, particulièrement sensible pour une large part de la population, mobiliser des professionnels qui rejoignent cette exigence sur une demie journée est loin d’être évident. Leur engagement requiert un temps précieux et la plupart d’entre eux se retrouve de moins en moins dans des organisations professionnelles corporatistes.

La mobilisation des participants à « Alimentons-nous » est donc en soi un long travail de terrain qui a été conduit pendant plusieurs mois par l’équipe de Minga et ses adhérents, les agents du territoire de Plaine Commune, de la ville de Saint-Denis, de la région Île de France et du département de la Seine-Saint-Denis.

Ce qui s’est joué le 14 mars, c’est une culture du gré à gré entre humains qui se présentent, égaux autour d’une table, sans promesse mais avec l’engagement d’être présent et disponible à l’autre.

Entre professionnels, ce qui s’échange et se discute alors dessine en creux les contours d’une politique alimentaire urbaine de qualité. Une politique qui ne se fonde pas sur des normes qui réduisent l’alimentation à une marchandise industrielle déterritorialisée, mais bien sur une coopération des métiers qui considèrent qu’un aliment est un produit sensible qui nous relie à notre humanité.

Des graines ont été semées ce 14 mars. Nous sommes persuadés qu’elles donneront des fruits multiples, à commencer par dégager une vision de l’avenir qui ne soit pas forcément synonyme de régression démocratique. Tout cela est une affaire de goût, de goût des autres qui se travaille ensemble.

A l’an prochain et d’ici là, alimentons-nous, alimentons la démocratie.

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