Appel à souscription 2018,
Objectif : 40 000 euros.
Depuis 1999, l’association Minga rassemble des professionnels qui n’attendent pas les conditions idéales pour entreprendre des modes de productions et d’échanges plus sobres, plus équitables, plus solidaires, respectueux du travail humain et du vivant.
Améliorer ses conditions de travail, embaucher, mieux assumer et partager des responsabilités, transmettre son activité, chacun sait que cela engage à lever la tête du guidon (ou de l’écran) et à se mettre à distance de son activité pour mieux la maitriser. Mais y parvenir, et réussir à tenir un certain niveau d’ambition face aux intérêts économiques et politiques dominants, de nos jours, cela relève vite de l’épreuve.
A défaut d’organisations mobilisées pour valoriser les métiers, favoriser des liens et ouvrir des perspectives communes qui respectent le travail, produire de l’intérêt général à travers un engagement professionnel est une ambition difficile à atteindre.



Le design est né avec la révolution industrielle. Comme une multitude de métiers, il est interrogé aujourd’hui par l’économie numérique, où le travail de production d’un bien ou d’un service vaut parfois moins que les données produites lors de leur fabrication et de leur usage. En moins de 10 ans Apple inc., Alphabet inc. (Google), Microsoft et Amazon sont devenues les 4 premières multinationales mondiales, en lieu et place des pétroliers, à travers leur valorisation boursière (suivie de près par Facebook en 8e position). La captation et le traitement massif des données numériques (big data) sont à la base de leur richesse et ont pour corollaire l’édification de nouvelles enclosures. Face à elles, une question : comment valoriser le travail de production visant à « produire des communs en communs » ?
« Bara Soup »