Archives de catégorie : Actualité

Non à la contre-réforme du code du travail

Pour une solidarité de tous les travailleurs : vive le 1er mai !

Le code du travail acte une asymétrie  contractuelle entre  employeurs et  demandeurs d’emploi. Cette asymétrie est considérablement renforcée en situation de chômage de masse.

Dessin de Grandjouan, "1er mai", L'Assiette au beurre, 28/4/1906.

Dessin de Grandjouan, « 1er mai », L’Assiette au beurre, 28/4/1906.

Elle est également  difficile à vivre pour nombre d’employeurs de petites et moyennes entreprises quand la financiarisation de l’économie pompe leurs fonds propres, quand la gestion des entreprises se confond avec la gestion de trésorerie tendue du fait des retards de paiement régulier des grandes entreprises, des collectivités locales et de l’État. C’est d’ailleurs plus l’accès à du crédit d’investissement sur du long terme pour accompagner leur développement que des facilités de licenciement qui créera réellement de l’emploi durable dont les petites et moyens entreprises ont besoin. Notre pays, notre Europe, notre monde ont par ailleurs besoin de politiques macro-économiques inclusives permettant à tous de travailler, de se sentir utiles et de répondre aux besoins sociaux de tous.

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Filière algues alimentaires

Pour préserver la ressource, la reconnaissance du métier de récoltant d’algues de rives est indispensable pour développer l’activité et l’emploi dans une filière alimentaire.

L’attrait que rencontrent les algues est une bonne nouvelle en matière de création d’activité et d’emploi si tous les acteurs de la filière sont conscients que la ressource est limitée et que son prélèvement est un travail délicat.

C’est précisément cette exigence qui a conduit les récoltants d’algues de rives de Bretagne à s’organiser en syndicat pour se mobiliser, avec la communauté scientifique, pour la reconnaissance officielle de leur profession, soutenue en octobre dernier au sein du comité régional des pêches de Bretagne.
Mais sans la consolidation des acteurs de la filière algues et des moyens dédiés à la recherche publique, l’application de la loi à elle seule ne permettra pas de faire face au développement du braconnage. Dès à présent, des courtiers démarchent par internet de la main d’œuvre en toute illégalité, favorisant volontairement le travail dissimulé, sans conscience de la gravité du risque pénal encouru.

C’est pourquoi, le Syndicat des Récoltants Professionnels d’Algues de Rives de Bretagne (SRPARB) et Minga appellent l’ensemble des collectivités locales et territoriales bretonnes et l’État, à se mobiliser dès maintenant pour investir dans le développement de la filière, créatrice d’emplois non délocalisables.

Des nouvelles de Green Supply Chain, adhérent à Minga, pour un transport durable de marchandises.

Où en sont les derniers projets de logistique fluviale et urbaine sur le territoire français et plus spécifiquement en Ile de France ?

La logistique durable et urbaine est en plein développement en ce moment. Les villes ont besoin de redéfinir un cadre logistique qui permette un développement durable et qui améliore les conditions de vie de ses habitants. C’est l’un des défis majeurs pour les grandes métropoles. Pour Green Supply Chain, la prochaine grande échéance est la tenue de la COP21 en France. Nous avons été sélectionnés parmi les solutions écologiques mises en avant par le Port de Paris lors de cet évènement et nous seront présents sur l’ensemble des rendez-vous importants de cette COP21. Avec par exemple la présence sur un stand de Port de Paris au Grand Palais début décembre, ou sur le site du Bourget.

En quoi Green Supply Chain s’inscrit dans son écosystème (territoire, partenaires) ?

Nous nous inscrivons dans notre territoire par différents moyens. Tout d’abord, nous sommes installés au cœur du port fluvial de Gennevilliers dans la pépinière d’entreprise de la CCI. Nous travaillons avec des entreprises également installées sur le port (entrepôt, transport de colis…). Du fait que nous favorisons le transport fluvial, nous participons au maintien d’emplois dans la batellerie française. Et les derniers kilomètres parcourus sont réalisés par des transporteurs français et non extra-européens comme c’est le cas sur les longues distances. Nous travaillons également avec des porteurs de projets dans le commerce équitable ou l’ESS, afin de les accompagner dans la mise en place de leur logistique.

Plus largement, peux-tu nous dire en quoi ton activité est-elle productrice d’intérêt général ?

L’activité de Green Supply Chain génère des bénéfices pas seulement pour nos clients. En effet, nous favorisons le recours aux modes de transports les plus écologiques, comme le fluvial ou le rail. Cela permet d’éviter le recours au mode routier et donc de réduire le nombre de camions sur nos routes avec tous les problèmes associés. Chaque conteneur de marchandises que nous transportons, c’est un camion en moins sur les routes et donc pas de pollution locale, pas de bruit, pas d’embouteillage et pas d’accident. Et comme les transports que nous organisons sont compensés carbone, c’est moins d’émissions de CO2 et donc moins de réchauffement climatique.

Quels sont les projets de Green Supply Chain ?

Notre objectif est de continuer à satisfaire nos clients actuels et de convaincre un maximum de sociétés qu’un transport plus écologique est possible. Nous continuons à sensibiliser sur les impacts environnementaux du transport de marchandises et sur les solutions alternatives existantes. Un projet de livraison urbaine et fluviale est actuellement en cours d’élaboration. Il permettra de livrer des colis au cœur de Paris avec une barge fluviale associée à des véhicules propres (électrique et triporteurs).

 

Derniers articles sur Green Supply Chain parus dans la presse :   http://www.leparisien.fr/environnement/conso/30-jours-dans-la-tole-d-un-conteneur-27-10-2015-5223207.php

http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/les-ports-de-la-seine-veulent-se-mettre-au-vert-a-l-approche-de-la-cop21_1734570.html

http://www.lantenne.com/Haropa-federe-les-initiatives-Climat-dans-les-transports-et-la-logistique_a27734.html

Contact Green supply chain : 60 route Principale du port, 92230 Gennevilliers / Tél. : 01 41 11 92 59

Renforcer le dialogue sciences, cultures et sociétés pour combattre l’idéologie de « l’Homme augmenté »… et des sociétés diminuées.

HAL_9000v3«Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation défnitive ?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique, moins parfaite et plus libre». Épigraphe du Meilleur des mondes, Nicolas Berdiaeff

Les adhérents de Minga sont des artisans, certains par leur statut, toutes et tous par l’idée qu’ils se font de leur travail et de leur métier. Les problèmes concrets auxquels ils se confrontent, le tumulte du monde auquel ils se frottent pour vivre dignement de leur travail, font qu’ils ressentent le besoin d’un dialogue, soutenu et exigeant, avec les communautés scientifiques. Tous se revendiquent producteurs d’intérêt général, en partant de leurs engagements professionnels, non réduits à un argument commercial. C’est en se sens que Minga s’assume comme une organisation professionnelle et politique et se sent très concernée par les débats qui entourent la diffusion massive de nouvelles technologies et leurs interactions avec les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques.

Le retour en force d’idéologies scientistes nous préoccupe à cet égard au plus haut point. Le danger monopolistique que représentent les firmes de la GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) ne porte pas uniquement sur la privatisation des connaissances et une captation massive et rarement consentie des données (le modèle Big Data). Ces entreprises portent également le dessein idéologique d’un projet de société où des algorythmes anticipent des besoins sociaux avant même qu’ils ne soient formulés. Tout ce qui n’est pas prédictible en terme de comportement, tout ce qui n’est pas situé dans des « nuages de points » définis par des sociostyles pré-établis, le comportement même d’un être humain, versatile, faillible et mortel, devient asocial. Les objets connectés comme Écho, le cylindre connecté d’Amazon, rentrant dans les foyers, agissent ainsi comme un cheval de Troie qui participe un peu plus chaque jour à l’annexion même de la vie privée. Orwell, dans son ouvrage 1984, n’avait pas osé l’imaginer, chez lui le télécran était imposé d’office.

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