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Politique alimentaire à Gennevilliers : Récit d’une occasion manquée

Après 7 ans, la cantine populaire « Youpi au Théâtre » tire sa révérence. Son ambition était de rendre accessible aux habitant.e.s une cuisine d’auteur ancrée dans les réalités de son temps. Elle y sera parvenue, mais sans le soutien attendu de la direction du Théâtre et des élu.e.s de la ville qui auront surtout manqué d’assumer leur propre rôle face aux enjeux alimentaires du territoire1.

Quand la cantine populaire Youpi au Théâtre s’installe à Gennevilliers en 2018, l’enthousiasme est de mise. Cuisinier de talent reconnu, cofondateur de L’Alliance des tables libres et vivantes et membre de l’association Minga Faire Ensemble, Patrice Gelbart s’engage à proposer une cuisine de qualité créative, pour être accessible au plus grand nombre et élargir l’accès au Théâtre de Gennevilliers (T2G). Considérant à juste titre que la restauration, c’est aussi de la culture, c’est une véritable culture contemporaine qu’il met alors en œuvre chaque jour avec son équipe, en cuisine, au comptoir, au service comme dans le choix des aliments qui entrent dans la composition des repas du T2G. En mettant en mouvement les corps, les mains, la tête, les yeux, le nez, le ventre, le palais, la sueur, la salive, sa cantine aura mobilisé l’engagement plein et entier des cuisinier.e.s pour restaurer quotidiennement les travailleurs.euses et les habitant.e.s du quartier des Grésillons avec toute l’attention dûe au.x vivant.e.s. Elle aura aussi contribué à faire des toits terrasses du théâtre un lieu de production alimentaire et à ouvrir sa cuisine aux diverses cultures culinaires des habitant.e.s2. Le tout laissait envisager de belles perspectives… mais c’était sans compter ce qui se jouait en coulisse.

Youpi au théâtre portait une ambition d’intérêt général censée être partagée avec la Mairie et le Théâtre de Gennevilliers, mais force est de constater qu’elle n’a jamais été réellement appuyée ni par le maire et les adjoints de la municipalité, ni par la direction du théâtre. Cette dernière a eu du mal à reconnaître la cuisine comme faisant partie intégrante d’une culture qui s’alimente dans la proximité. Qui sait si le statut de scène nationale lui imposait de mettre à distance une cantine qui se voulait « populaire » ?… Reste que aimer à nouveau le présent, formule si justement mise en avant par le théâtre, c’est savoir appréhender les enjeux politiques de son temps, y compris quand il s’agit de produire une alimentation saine, gustative et nourrissante, de moins en moins accessible à la population, notamment en banlieue parisienne. Y compris quand il s’agit de reconnaître la dimension culturelle d’une cantine qui sait nous rappeler, à l’instar du Pantagruel de Rabelais, que saveur et savoir ont la même origine étymologique et se cultivent bien, dans cet ordre !3

Quant au Maire et aux adjoints de la municipalité, en revenant sans cesse sur les engagements formulés, ils n’ont pas cessé de marquer aussi leur éloignement du monde du travail et des métiers, précisément là où le capitalisme exerce son talon de fer, précisément là où prend corps une politique d’émancipation pour faire progresser la vie démocratique de notre pays. Encouragé à « prouver » que son ambition rencontre les besoins du territoire pour se voir opposer un « c’est très compliqué » dès qu’il y a matière à prendre un engagement pour de vrai, c’est surtout très compliqué à recevoir. Se défausser de sa responsabilité sur le dos de l’État, se réassurer en affirmant que la municipalité fait déjà ce qu’il faut pour rendre accessible une alimentation de qualité et accorder quelques compensations pour continuer de « sensibiliser » une population qui l’est déjà, cela traduit plutôt une forme de condescendance, voire de mépris pour le travail et la dignité des personnes 4.

En fin de compte, l’histoire de Youpi au théâtre révèle le drame de notre temps : lorsqu’une volonté politique – au sens fort – s’exprime dans le monde du travail et ne rencontre que l’écho lointain d’intentions politiques d’élus finalement pas si politisés que cela, c’est la vie démocratique qui s’effondre et l’intérêt général qui trinque.

Patrice Gelbart s’est retrouvé bien seul à tenir ses engagements, malgré la demande sociale que son activité de restauration a révélée.

Nous espérons que les élu.e.s de Gennevilliers et la direction du T2G tireront les enseignements de cette expérience pour porter un projet alimentaire qui considère davantage l’apport des métiers et des savoirs des habitant.e.s mobilisé.e.s pour restaurer leur territoire.

Pour notre part, et au regard de la crise démocratique qui traverse le pays, nous serons toujours du côté du travail, du côté de celles et ceux qui luttent et s’engagent… pour de vrai.

Nous souhaitons à Patrice Gelbart un plein succès dans son nouveau projet de restauration partagé avec de vrai.e.s associé.e.s et partenaires locaux.

Minga – Faire ensemble

1 – Gennevilliers est une commune fortement urbanisée du nord de Paris qui fait face à d’importants défis alimentaires. «  Dans une collectivité où 28 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, (…) ces personnes sont particulièrement exposées à des carences liées à la malnutrition »  https://france-pat.fr/pat/pat-durable-gennevilliers/

2 –Voir et revoir les entretiens vidéos réalisés à l’occasion des 8 « voyages culinaires » organisés par la cantine du Youpi : https://theatredegennevilliers.fr/restaurant

3 – « En latin populaire, savoir- saveir a le sens de « avoir de la saveur ». En latin classique, ce verbe intransitif signifie « avoir du goût, exhaler une odeur, sentir par le sens du goût » (Rey, 1992, p. 3403). Transitivement, savoir signifie « connaître quelque chose, comprendre ». Le latin classique rattachera par erreur le savoir-scire à « science » et prendra le sens d’un ensemble d’idées et d’images constituant des connaissances. Bien qu’usuellement la référence à l’intellect ait pris le pas sur l’origine sensorielle, il n’en reste pas moins que le terme véhicule deux filiations : une première sensorielle et perceptive, et une deuxième analytique et intellectualisée pour évoquer ce qu’est le savoir. En associant le savoir au sensible, nous soulignons le fait que la dimension sensorielle est tout aussi importante et va de pair avec la dimension analytique du savoir (…) Lorsque l’on est « sensible à », on est attentif à, à l’écoute de, perméable aux évènements vécus… » (Savoirs sensibles, Carole Baeza, https://shs.cairn.info/vocabulaire-des-histoires-de-vie-et-de-la-recherch–9782749265018-page-161?lang=fr)

4- En 2020, Patrice Gelbart aura été soutenu par la Municipalité pour préciser l’objet et le niveau d’ambition d’un projet dédié à faire de la Halle des Grésillons, jouxtant le T2G, un lieu de culture populaire du bien manger en Île-de-France, mais les résultats de la première phase d’étude n’auront pas convaincu. In fine, la halle des Gresillons n’a accouché d’aucun projet mobilisateur, au contraire des voyages culinaires du Youpi que la Mairie aura bien voulu soutenir par suite, mais seulement 8 sur les 25 prévus initialement (op cit 2). En dépit de l’engouement suscité, en 2024, le plan alimentaire territorial ne considérait toujours pas le rôle de Youpi au théâtre, ni d’aucune initiative socio-culturelle, de restauration ou de commerce de proximité dans sa cartographie des acteurs mobilisés ou prêts à être mobilisés pour répondre aux défis alimentaires de leur territoire (op cit.1)

Produire dans le respect du vivant est un enjeu vital.

Nous sommes à l’heure des choix : face aux réalités biologiques conséquentes à l’effondrement de nos écosystèmes, « faire ensemble » n’est pas un front secondaire. La violence de la guerre menée contre le.s vivant.e.s. appelle à rompre avec l’héritage colonial, extractiviste et déshumanisant, qui marque nos sociétés industrialisées en renouvelant une pensée humaniste qui re-mobilise le monde du travail, re-fonde nos rapports aux vivant.e.s et s’oppose à cette fuite en avant positiviste et réactionnaire qui s’affranchit de toute réalité biologique et fait table rase de tous les enseignements tragiques de notre histoire. Minga ne peut donc que se joindre aux signataires de cette tribune, retranscrite ci-dessous, avec enthousiasme. Et encourager à la signer.

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L’alimentation de tous doit être biologique

Puisque scientifiques et citoyens s’accordent sur l’urgence de changer de modèle agricole et alimentaire, l’alimentation de tous doit être biologique. C’est une évidence, c’est une nécessité.

Pour répondre durablement à la crise économique que traverse la filière bio, il est essentiel de réaffirmer la dimension politique de l’agriculture biologique, en prenant pleinement en compte les enjeux du travail humain et de notre rapport au vivant. Nous parlons bien ici de réorganiser les filières à partir des régions, sur la base des coopérations professionnelles et non d’une intégration industrielle par des monopoles profiteurs de crises.

Tel est le sens de ce texte signé par 19 organisations et 107 entreprises couvrant un large éventail de métiers (maraîchers, céréaliers, éleveurs, artisans semenciers, détaillants, viticulteurs, brasseurs, restaurateurs, paludiers, grossistes, importateurs, boulangers, transformateurs…), de statuts (agricole, artisanal, coopérative, GAEC…) et de territoires (Bretagne, Hauts de France, Normandie, Aquitaine…).


Ten Graphic Laurent Van Helle

Les analyses savantes d’économistes sur la crise que traverse la bio, la réduisant à une niche de marché, relèvent d’une pensée qui considère que les lois du marché surdéterminent tout le reste, et cela même quand leur application hégémonique entraîne la dépendance envers des régimes hostiles, quand des pénuries conduisent à des famines, ou encore à la destruction des écosystèmes, constituant ainsi une menace pour l’avenir de l’humanité. C’est une pensée hors sol, et désormais dangereuse.

C’est cette même pensée de courte vue qui conduisait, il n’y a pas si longtemps, l’ancien ministre de l’agriculture, Stéphane Travers, à supprimer les aides de la PAC à l’agriculture biologique au prétexte que son marché était en croissance : raison pour laquelle aujourd’hui des agriculteurs qui ont fait le choix de la conversion en bio font face à des difficultés économiques. « En même temps », cette soumission de la décision politique au tout-marché conduit, sans peur de la contradiction insensée, à subventionner des fermes usines, des méga-bassines, des méthaniseurs, à favoriser la concentration des exploitations tout en cherchant des solutions pour redynamiser la vie rurale, à dépenser sans compter de l’argent public pour ramasser des algues vertes sur les rives, pour dépolluer l’eau, pour soigner les personnes rendues malade de manger et produire ce qu’il ne convient plus d’appeler des aliments, en bref, à tenir à bout de bras un modèle dans la triple impasse économique, écologique et sociale.

L’invocation du marché, c’est l’argument fataliste, celui de la résignation. S’il avait fallu que les acteurs de la filière bio attendent que le marché soit prêt pour s’engager, il n’y aurait pas de marché de la bio ! C’est d’abord parce que la bio porte un projet de société que ce marché s’est créé (et non l’inverse !), grâce à des acteurs qui ont pris des risques professionnels et financiers pour garder une cohérence professionnelle.

Mais nul n’est dupe, l’invocation du marché, c’est aussi l’argument cynique, la ritournelle – qui accompagne les appétits féroces de l’agro-business, pour désosser la filière bio à coups de contrats d’intégration.

La qualité de l’agriculture biologique est certaine ; elle doit encore évoluer, et rehausser son niveau d’ambition afin de pouvoir rendre toutes les agricultures biologiques. Rehausser son niveau d’ambition pour que les producteurs bio n’aient plus à payer pour la mise en marché de leur production, pour que la biologie soit la règle dans toutes les pratiques agricoles, et que l’usage de pesticides et d’herbicides soit interdit par la loi. Rehausser son niveau d’ambition pour que les consommateurs n’aient pas à endosser sur leurs seules épaules le manque de responsabilité politique. Rehausser le niveau d’ambition en refusant qu’un Français sur dix soit contraint à l’aide alimentaire, en exigeant une meilleure répartition des richesses. Redisons-le : la « démocratisation de la bio » vantée par la Grande Distribution en ubérisant l’ensemble du monde du travail est une escroquerie. Et on ne peut que déplorer que, depuis des années, les gouvernements successifs, en lien avec l’agro-business, aient dénigré systématiquement la certification AB en la mettant en concurrence avec d’autres labels bien moins engageants (agriculture raisonnée, HVE).

Rehausser le niveau d’ambition bio, c’est travailler avec le vivant, renforcer d’un côté la compréhension biologique des espèces animales et végétales, leurs interactions ; c’est combattre de l’autre les politiques agro-alimentaires d’artificialisation du vivant par des OGM (anciens ou nouveaux). Ne pas soutenir dès maintenant la filière bio, c’est annuler des années de politiques locales qui ont accompagné les conversions en bio, c’est abandonner l’idée même de transition pourtant vitale.

Après la canicule vécue cet été, face à l’urgence climatique, le développement des filières bio reste plus que jamais un impératif écologique, sanitaire et géopolitique de premier plan. En effet, cela permettrait de ne pas dépendre de l’importation, ni de faire de l’alimentation une arme pour asservir un peuple. Or les engagements politiques nationaux sur la bio ne sont pas effectifs. A titre d’exemple, en 2009 lors du Grenelle de l’environnement, l’engagement était d’atteindre 20 % de produits bio en restauration collective en 2022, engagement rappelé dans la loi EGAlim en 2018… Aujourd’hui, c’est à peine 6 % !

Rappelons que la bio, c’est d’abord et avant tout un projet de société qui doit être soutenu par des politiques publiques à l’échelle des territoires. Par des élus qui ne doivent pas oublier que leur fonction est d’abord de servir la population. Par des élus dont la charge est d’accompagner la structuration de rapport de force afin de ne pas laisser les agriculteurs, les militants écologistes, les consommateurs, les syndicalistes, les transformateurs et les détaillants assumer seuls leur responsabilité, à se confronter seuls à la répression du gouvernement ou encore à s’entredéchirer. Ce projet de société se construit donc sur la base de rapports de force et de dialogue, cela doit conduire à des politiques publiques qui mobilisent les investissements massifs pour reterritorialiser les filières alimentaires à partir des régions.

Redisons la nécessité de :

– l’aide aux agriculteurs biologiques et à la conversion
– l’interdiction des pesticides,
– une politique foncière, encourageant l’installation en bio plutôt que l’agrandissement
– la mise en place, à l’échelon des régions, d’une sécurité sociale de l’alimentation
– la construction d’un système de distribution alimentaire résilient et efficace, basé sur la coopération entre acteurs régionaux plutôt que sur l’intégration.

Nos adversaires sont organisés et solidaires, à nous de l’être, luttes et initiatives doivent travailler de concert.

le 31 janvier 2023

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Premiers signataires

Organisations :

Minga Faire Ensemble – Nature & Progrès – Bassines Non Merci – Le collectif Bretagne contre les fermes-usines  – La confédération paysanne du Finistère – L’Alliance des Cuisinier·e·s – L’Université des sciences et des pratiques gastronomiques – Halte aux Marées Vertes – Pisseurs.sseuses Involontaires de Glyphosate BZH – Les faucheuses et faucheurs Volontaires d’OGM de Bretagne – Normandie Équitable (collectif de 60 producteurs, commerçants, artisans et entreprises engagés en Normandie) – Initiative Bio Bretagne – Confédération Paysanne du Morbihan – Bretagne Vivante – La Maison de la Bio (rassemble des organisations professionnelles de producteurs, transformateurs ou distributeurs de produits biologiques) – Confédération paysanne d’Ille-et-Vilaine – Bretagne Viande Bio – Réseau Semences Paysannes – Collectif Les Pieds Dans Le Plat – Bioconsom’acteurs

Entreprises :

Azade, l’épicier grossiste bio et solidaire du Nord de la France – La pépinière des fruits des fleurs (le Saint) – SCIC Les 7 épis Biocoop (pays de Lorient) – Les Racines de Ciel, ligne de vêtements écologiques (Quimper) – SCIC Graines de Liberté, Hadoù ar Frankiz, établissement semencier de variétés populations (Quimper) – Solalter, Importation et distribution de produits biologiques d’Équateur (Saint-Privat) – SCOP Aux Ateliers De La Liberté, l’Oie gourmande biscuiterie (Saint-Girons) – SCOP La Falue Boulangerie (Caen) – SCOP Soleimiel, gamme de produit à base de miel (Port Sainte Marie) – SCOP La clef des champs Biocoop (Landerneau) – la société coopérative Biocoop nationale – SCOP Le Courtil Bio Biocoop (Lamballe) – Terra Libra, Importateur et grossiste biologique engagé pour l’agriculture paysanne et des échanges équitables (Betton) – SCOP La Belz’Saison Biocoop (Belz) – Youpi au Théâtre, restaurant (Gennevilliers) –  Bourgeons, cultures végétales (Plouhinec 29) – ID BIO importateur commerce équitable (Baixas) – BaraTi’Pain, boulangerie (Baratier) – MEUH COLA, LiMeuhnaderie artisanale de Normandie – La Cambuse « Chez Carlotta », restaurant (Dieppe) – La Cantine de Babel, traiteur (Cherbourg-en-Cotentin) – Fourchette et bicyclette, traiteur (Saint-Nazaire) –  Comptoir du théâtre, cuisinier indépendant (Quimper) – Anatole, restaurateurs en transition (Bordeaux) – Le Magasin Général, restaurant, (Bordeaux) – La Belle Saison, restaurant (Bordeaux) – Les chantiers de la Garonne, restaurant (Bordeaux) – L’école La source, école de cuisine (Bordeaux – Pantin) – Myrtille & Olive, épicerie bio de quartier (Nantes) – Biogolfe Biocoop (Vannes) – EURL Popotes et Partages (Villenave-d’Ornon) – La découverte (Val-du Faby) – SCIC Gens de la fontaine, location d’espaces d’activité (Rostrenen) – SCOP Carte blanche, cantine artisanale en circuits courts à Chaucenne (25) –  SARL Le Pain De La Semaine, L’Atelier de Boulangerie de Restalgon (Le Faouët) – SARL La Moulinette, café, restaurant, bar et lieu culturel (Lille) – Restaurant « La table de Morvan » (Gourin) – SCOP Les Fournils des Lacs (Bourg-les-valence) – SCOP Brasserie Sylvatica (Counozouls) – La Paysanne de l’Artois, Ferme, Brasserie, Malterie (Gavrelle) – SCEA La Ferme Bio Du Resto (Ploemeur) – Agri Bio Conseil, Négoce agricole spécialisé en agriculture biologique (Bain-de-Bretagne) – SCOP Le pain levé, boulangerie, pain 100% bio sur levain naturel (Courcy) – Saldac, importateur de commerce équitable de produits alimentaires du Pérou (Montélimar) – Le Verger de la Reinette, produits pur jus à base de pommes (Préaux du Perche) – Le Fournil Bio (Villeneuve D’Ascq) – Ty Vrac, épicerie vrac (Trégunc) – Du chemin au jardin, Ferme maraîchère (Gourin) – Un Autre Chemin, réseau de 5 magasins bio (Haut de France) – El’Cagette, groupement d’achat (Roubaix) – Le Jardin des Thorains, ferme agricole, semences paysannes (Lavau) – ABC BIO, magasin Bio (Marly) – SCOP Biomonde Val de Scarpe, magasin bio (Saint Laurent Blangy) – Autrement bio, Biomonde, magasin bio (Bailleul) – magasin Bio M’ Biomonde (Chauny) – We Vrac, L’épicerie responsable (Brunoy) – Croc la Vie, cuisine et livre des repas frais 100% Bio exclusivement aux structures d’accueil Petite Enfance (Hauts-de-France) – La Vie Claire, Magasin bio (Plouhinec) – Café Participatif Bois Blancs (Lille) – Couleur Vrac, épicerie bio (Créteil) – SARL Potj’ Café, Torréfacteur de café et orge bio (Godewaersvelde) – Le Tendre, restaurant (Lille) – L’Atelier du sel, Paludiers Indépendants, Producteurs-Récoltants associés en G.A.E.C familial (Saint Molf / Guérande) – Épicerie indépendante (Saint-Ouen) – Le Jardin du Bout du Monde, Pépinière (Plonéour-Lanvern) – SCIC Scarabée Biocoop (Rennes) – Graines Del Païs, établissement semencier de variétés populations (Bellegarde du Razès) – SCIC Courte Echelle, portage foncier pour promouvoir une agriculture de proximité respectueuse de l’environnement (Riantec) – MAD LAB, biscuiterie bio engagée (Bruxelles) – Vergers bio d’Ohain (Ohain) – Brasserie Tandem (Wambrechies) – SARL Château de Monbazan, viticulteurs / producteurs Bio (Landiras) – D’une graines aux autres, accompagnement au regain de la Biodiversité Cultivée (Rennes) –  Oé, négociant en vin bio (Lyon) – Biocoop Carquefou (Carquefou) – Biocoop place de Bretagne (Nantes) – Biocoop Les Hameaux bio (Nantes) – Biocoop Nantes (Nantes) – Biocoop Rezé (Rezé) – Biocoop Schuman (Nantes) – Biocoop Chantier Naval (Nantes) – Biocoop Cité des Congrès (Nantes) – HOUBLONDE, bière artisanale (Bruxelles) – Coopérative Finis Terra, 9 magasins d’alimentation Biocoop dans le nord Finistère (Brest, Saint Renan, Lesneven, Morlaix, Plouzané, Saint-Pol-de-Léon) – Optim’ism, Maraîchage bio, entretien écologique des espaces verts, livraison à vélo, tri et valorisation des déchets (Riantec) – Graine de Bio, magasin Biocoop (Pont-l’Abbé) – G.I.E. Paysans et Fermiers Bio de Normandie 23 producteurs Bio Normands qui fournissent 15 groupes de consommateurs de la région parisienne – Maraîchers de la Coudraie, site de maraîchage bio à vocation d’insertion sociale et professionnelle (Quimper)- KASANA, importateur de produits secs biologiques (Braine-l’Alleud, Belgique) – SCEA vignobles des Pasquiers (Sablet) – MOULINS D’ASCQ, Brasserie artisanale biologique (Villeneuve-d’Ascq) – SCIC Le Grand Manger, Café, Restaurant, Boutique de produits locaux & vrac, Animations (Faouët) – ALTAÏR PLANTES, négociant de plantes à tisanes (Liorac/Louyre) – Les Cru’c, légumes conservés par fermentation lactique (Rennes) – ferme « Les Jardins de Siloé » (Val d’Anast) – Ferme de Kerantrevez (Peumerit) – La Route des Comptoirs, thés & infusions biologiques (Le Landreau) – Menuiserie Girard (Menetou-Salon) – Brasserie du Vieux Singe (St Jacques de la Lande) – Biocoop Le Cormoran (La Richardais) – BIOCOOP Breizh Nature (Montfort sur Meu) – SCOP le café citoyen (Lille) – Biocoop Traou an Douar (Lannion)-Aventure bio, grossiste bio (Saint-Bonnet-de-Salendrinque) – Scop Lun&sol, Biocoop (Paimpol et Tréguier) – Biocoop L’Authentik (Saint Malo)