Levée de graines ! A la racine du goût.

Organisé à l’occasion de la Fête nationale de la gastronomie et de la Fête des jardins et de l’agriculture urbaine à Paris pour lancer la campagne « Graines d’un Paris d’avenir« , cet événement propose de réunir tous ceux qui souhaitent re-découvrir et partager  plus amplement le goût des « variétés populations » *.

Dimanche 24 septembre 2017
de 11h30 à 20h30
au Chai du Parc de Bercy
41 rue Paul Belmondo, Paris 12e

Au programme, un repas concocté par des cuisiniers de l’Alliance Slow Food, un bar à manger pour compléter son propre panier pique-nique, et des débats et tables-rondes ouverts à tous, qui accueilleront Carlo Petrini (fondateur de Slow food international), Michel Bras (chef cuisinier), Antoine Gerbelle (co-auteur de « Soif d’aujourd’hui, la compil des vins au naturel »), Roland Feuillas (à l’occasion de la sortie de l’ouvrage « A la recherche du pain vivant« ) et de nombreux professionnels investis dans les circuits alimentaires : des artisans semenciers, jardiniers, maraîchers, éleveurs, restaurateurs, épiciers, grossistes, chercheurs, enseignants…

Réunir ces métiers est au coeur de l’enjeu de cette campagne. Il en va de notre commune capacité à s’organiser pour promouvoir une alimentation bonne, propre et juste, pour tous, qui intègre aussi la question de la semence.

En savoir plus : http://minga.net/evenement-de-lancement-de-campagne-levee-de-graines-a-la-racine-du-gout/

* Une « variété-population » est un ensemble d’individus qui, pour partager des caractères communs propres à leur variété, restent tous différents les uns des autres et reproductibles, au champ, au gré d’une pollinisation libre ou dirigée. Elle a ainsi la capacité de s’adapter, dans le temps et dans l’espace, aux spécificités et aux évolutions de son environnement. Cultivée selon des modes de culture qui s’inscrivent le plus harmonieusement possible dans un écosystème, une variété-population peut ainsi favoriser la fixation du carbone dans les sols et la culture de légumes qui révèlent 4 à 30 fois plus de micro-nutriments au kilo que ceux issus de semences hybrides F1.

 

Une campagne pour promouvoir le métier d’artisan semencier sur la métropole parisienne

À la source d’un projet de société fondé autour d’une alimentation de qualité, accessible à tous, qui répond au défi climatique et à l’érosion de la biodiversité, il y a semence. Et les semences, ça ne tombe pas du ciel !
Ou bien elles sont produites par les laboratoires (hybride F1, OGM, GSM…) des multinationales comme Bayer-Monsanto ou Limagrain dont l’ambition est de « contrôler toute la chaine alimentaire, de la terre où pousse la semence jusqu’à l’assiette du consommateur ».
Ou bien elles sont produites en plein champ, grâce au savoir-faire d’artisans semenciers qui permet de les reproduire pour les adapter aux terroirs, aux évolutions de leur milieu et aux attentes qualitatives des populations comme des professionnels de l’alimentation.

Dans ce contexte, soutenir le métier d’artisan semencier est un enjeu d’intérêt général
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Livre «  TOUT EST POSSIBLE ! » de Michel Besson

«Tout est possible» est l’histoire de l’Association familiale ouvrière de La Tremblade qui a rassemblé jusqu’à 700 familles, de 1946 à 2002.

C’est une histoire sociale de mouvement d’émancipation qui s’incarne dans « une petite ville française charentaise, sur la côte atlantique, tout au bout de la Presqu’île d’Arvert. Ici, c’est le pays des huîtres et de la pêche, mais aussi du maraîchage, de la forêt et de son immense côte sauvage. »

Mais c’est aussi l’histoire de récits personnels qui témoignent des engagements des habitants d’un territoire, comme ceux du père de Michel Besson, Jean, décédé en 2005, qui fut le président de cette association pendant plusieurs années.

Le lieu d’une articulation entre la petite et la grande histoire qu’il est particulièrement important de remettre en lumière.

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Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2017 – Intervention de Minga avec le Synpell :

Pour garder les pieds sur terre, vive l’engagement syndical !

Pour dire ce qui conduit Minga à retrouver aujourd’hui de l’attrait pour un truc que nous trouvions un peu vieillot il n’y a pas si longtemps, l’engagement syndical, il convient de préciser un peu d’où l’on vient.

Minga est une association qui rassemble une soixantaine d’acteurs professionnels (couvrant un large éventail de métiers) qui défendent un certain nombre de revendications en commun :

  • la première, qui peut paraître un peu triviale, c’est de vivre dignement de son travail (quel que soit son statut) et que le travail fourni favorise des liens de coopération plutôt que d’exploitation,
  • La seconde, c’est de bénéficier d’une protection sociale de qualité (on peut être malade, on a le droit de prendre des congés, et d’avoir une vie sociale qui ne soit pas exclusivement tournée vers le travail… ).

Or, dans un contexte de financiarisation de l’économie, il ne suffit pas de bien faire son travail pour que ces 2 points se réalisent. On a plutôt vite fait de se retrouver prisonnier d’un travail « sans qualité » pour préserver son emploi (comble du tragique : même au sein d’une entreprise que l’on a fondé !). Si l’article 23 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme relie le droit de tirer un revenu décent de son travail et de bénéficier d’une protection sociale au droit de s’affilier à un syndicat ou d’en créer un, c’est bien que la justice sociale n’est pas qu’une affaire de principe moral à défendre, mais bien aussi de rapport de force social à construire.

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