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Saveurs Italiennes, ou comment marier qualité et solidarité.

Depuis que la qualité de notre alimentation est devenue un sujet de préoccupation, et que les produits agro-industriels suscitent de la suspicion, les produits alimentaires artisanaux italiens ont le vent en poupe. Cet engouement, qui se traduit par une croissance marchande forte, n’est cependant pas forcément synonyme de maintien des savoir-faire artisanaux et agricoles. Elle s’accompagne parfois d’une exploitation féroce des travailleurs, notamment dans le sud de l’Italie.

Capture d’écran 2016-01-24 à 21.49.23Pour lutter contre cette exploitation et maintenir une exigence élevée en matière de qualité, les travailleurs agricoles des plantations d’agrumes bio de la région Rosarno, venant notamment de l’Afrique sub-saharienne et du Maghreb se sont, avec des producteurs et des particuliers, constitués en coopérative. Leur objet est de commercialiser des agrumes de qualité à un prix équitable qui permet de dégager un revenu décent pour les agriculteurs et les travailleurs saisonniers.

L’Olivetta, structure importatrice de ces produits en France, sera présente aux rencontres « Alimentons nous » organisée par Minga lundi 14 mars prochain à Saint Denis. En plus des agrumes, l’Olivetta propose une large gamme de produits alimentaires artisanaux de qualité, biologiques pour la plupart, en provenance des Pouilles et de Calabre (pâtes aux blés anciens, huiles d’olives, antipasti et conserves…).

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Sa présence illustre combien maintenir et renforcer des circuits alimentaires de proximité, c’est aussi encourager des circuits ouverts à une coopération avec tous les travailleurs, artisans et agriculteurs d’une filière soucieux d’associer qualité des produits et qualité des modes de productions et d’échanges.

http://www.lolivetta.fr

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« Les Racines du Ciel » adhère à Minga

IMG_0884« Les Racines du Ciel » est une SARL de création de vêtements fondée en juillet 2005 à l’initiative de Nathalie Goyette et de Christian Tournafol, s’inscrivant dans une démarche écologique et équitable. Le nom de l’entreprise est un hommage au livre de Romain Gary, prix Goncourt 1956, roman écologique sur l’extermination des éléphants en Afrique centrale à la fin de l’empire colonial français.

Nathalie et Christian, respectivement acheteuse pour une grande marque française au Japon, et styliste, aiment les beaux vêtements, les belles matières et tous les savoir-faire qui s’y rattachent. Passer de la fast fashion où l’achat compulsif fait oublier le vêtement et ceux qui les produisent au slow wear, où la marchandise redevient un vêtement que l’on aime porter dans le temps, positionne l’objet de leur entreprise.

Travaillant des matières écologiques associées à des modes de production respectueux des règles de l’O.I.T.( Organisation internationale du Travail), Les Racines du Ciel a toujours refusé de réduire ses engagements écologiques et éthiques à un argument de vente : la qualité du produit est le vecteur des engagements de l’entreprise.

L’entreprise réalise deux collections par an (Hiver, Été) qui sont distribuées dans des magasins multi-marques en France et à l’international.

Comment avez-vous fait pour trouver des financements sur le secteur d’activité fragilisé du textile en France, de surcroît avec des engagements éthiques ?

Après avoir suivi le stage de Quatre Mâts Développement sur le sujet du commerce équitable pour construire un plan d’affaire, c’est dans un premier temps Dominique Carliez, au titre de président du directoire de la Société Coopérative de capital Risque Garrigue, qui a soutenu le projet. À partir de ce soutien, nous avons obtenu l’investissement de Bretagne Capital Solidaire (B.C.S.) qui a facilité une aide auprès de la banque sans caution personnelle. Aujourd’hui l’ensemble des crédits a été remboursé.

Au moment de la création, avec le désir d’entreprendre rapidement, j’ai sous-évalué les besoins en trésorerie. Par conséquent, maintenir le niveau d’exigence que nous nous sommes fixé s’est fait au détriment de la rétribution de notre travail et par un surinvestissement en temps.

Comment faites-vous pour choisir vos matières et vos façonniers ?

Par le hasard des rencontres et par une veille permanente auprès d’articles de journaux. Mais globalement, l’offre de matières écologiques de qualité est restreinte dans sa diversité.

Au niveau des usines, le choix retenu est un niveau de standard élevé en matière d’engagements sociaux. Nous recherchons des pôles de production cohérents qui regroupent dans un petit périmètre filature, confection et teinture par souci écologique et pour faciliter la production. C’est surtout le cas pour la confection de nos jerseys en coupé-cousu au Portugal.

Est-il facile de défendre des savoir-faire artisanaux ?

Non, car le calendrier de 2 collections par an est peu compatible avec le rythme d’une production artisanale. De plus, le produit livré doit être strictement conforme à la collection présentée, ce qui dans un processus artisanal est très difficile à tenir.

Seule une responsabilité partagée par l’ensemble de la filière jusqu’au consommateur peut aider à la préservation des savoir-faire artisanaux, en dehors des pôles de luxe.

En 10 ans, beaucoup d’entreprises dans la mode éthique ont disparu. Avec le recul, quel regard portez-vous sur la mode éthique ?

Éthique ou pas, le secteur du textile est marqué par un grand turnover, à fortiori quand on assume un engagement équitable et écologique avec des prix plus chers. Entre les déclarations de bonne intention d’achat et la réalité, il y a un gouffre. Les marques qui ont fait passer leur engagement avant la qualité du produit ont plus de mal à tenir durablement.

Les détaillants multi-marques indépendants semblent aussi peiner à se maintenir. Est-ce que cela affecte votre entreprise ?

Sans un réseau de détaillants multi marques « les Racines du Ciel » n’aurait pas pu voir le jour. Nous sommes donc particulièrement sensibles aux difficultés que rencontrent les détaillants indépendants, particulièrement en France : immobilisation foncière conséquente, saison décalée, solde flottante…
Les clients n’ont plus de repère en terme de prix. Comme pour d’autres secteurs d’activités, et malgré le développement de la vente en ligne, le maintien des commerces de proximité est important pour la vie des centres-ville.

Quels ont été les moments les plus difficiles qui ont failli vous faire renoncer ?

Les difficultés de production et de ne pas se sentir toujours à la hauteur des exigences que nous nous sommes données.

Quels sont vos plus grands moments de satisfaction ?

Découvrir de nouvelles matières et la satisfaction de nos clients. Arriver après des années d’efforts à pouvoir nous rétribuer correctement.

Quels sont vos projets ?

Reprendre un second souffle et lancer une collection pour homme fin 2016. À terme, réfléchir avec d’autres partenaires à des espaces de ventes pour défendre un art de vivre d’une sobriété élégante, en peu sur le modèle des boutiques « lifestyle » qui sont assez développées au Japon.

Après un long compagnonnage avec Minga, quelles sont les raisons qui vous invitent aujourd’hui à nous rejoindre ?

Se regrouper pour peser ensemble sur des choix de développement et des choix de société que nous partageons avec Minga.

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Les Racines du Ciel
3, rue Jules Simon
29 000 Quimper
02  98  53  68  45

http://les-racines-du-ciel.com/

Minga signataire de l’appel unitaire « Sortir de l’état d’urgence »

Quand l’Assemblée Générale de Minga a adopté son positionnement il y a plus deux ans, nous sentions une accélération de l’histoire au chemin incertain : « au nom des urgences, la tentation est forte d’adopter une pensée et des discours qui écartent le débat contradictoire, frappent les esprits de formules simples et de solutions miracles, et qui permettent ainsi, aux classes dirigeantes, de justifier un régime d’exception ».
Aujourd’hui, avec l’imposition d’un état d’urgence qui cible également des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat, nous nous en rapprochons dangereusement.

Toute régression démocratique est une très mauvaise nouvelle pour la construction d’une société ouverte, une très mauvaise nouvelle pour tous ceux qui travaillent à réduire les différentes formes de précarité, d’insécurité et d’atteintes aux droits et à la dignité des personnes.
Une très mauvaise nouvelle pour le monde du travail et des métiers et tous ceux qui cherchent à promouvoir la démocratie dans l’économie.

Après l’appel unitaire « Nous ne céderons pas ! » Minga ne peut qu’être de nouveau signataire du texte « Sortir de l’État d’urgence » :

http://www.nousnecederonspas.org/sortir-de-letat-durgence/

Une centaine d’organisations ont signé jeudi un appel exigeant la sortie de l’état d’urgence mis en place après les attentats du 13 novembre, plusieurs d’entre elles dénonçant ses « dérives ». Françoise Dumont, présidente de la Ligue des droits de l’Homme expose un double objectif: « Nous ne céderons pas au terrorisme et nous ne céderons pas non plus à l’idée qui voudrait que pour la sécurité il faut sacrifier libertés ».

Des nouvelles de Green Supply Chain, adhérent à Minga, pour un transport durable de marchandises.

Où en sont les derniers projets de logistique fluviale et urbaine sur le territoire français et plus spécifiquement en Ile de France ?

La logistique durable et urbaine est en plein développement en ce moment. Les villes ont besoin de redéfinir un cadre logistique qui permette un développement durable et qui améliore les conditions de vie de ses habitants. C’est l’un des défis majeurs pour les grandes métropoles. Pour Green Supply Chain, la prochaine grande échéance est la tenue de la COP21 en France. Nous avons été sélectionnés parmi les solutions écologiques mises en avant par le Port de Paris lors de cet évènement et nous seront présents sur l’ensemble des rendez-vous importants de cette COP21. Avec par exemple la présence sur un stand de Port de Paris au Grand Palais début décembre, ou sur le site du Bourget.

En quoi Green Supply Chain s’inscrit dans son écosystème (territoire, partenaires) ?

Nous nous inscrivons dans notre territoire par différents moyens. Tout d’abord, nous sommes installés au cœur du port fluvial de Gennevilliers dans la pépinière d’entreprise de la CCI. Nous travaillons avec des entreprises également installées sur le port (entrepôt, transport de colis…). Du fait que nous favorisons le transport fluvial, nous participons au maintien d’emplois dans la batellerie française. Et les derniers kilomètres parcourus sont réalisés par des transporteurs français et non extra-européens comme c’est le cas sur les longues distances. Nous travaillons également avec des porteurs de projets dans le commerce équitable ou l’ESS, afin de les accompagner dans la mise en place de leur logistique.

Plus largement, peux-tu nous dire en quoi ton activité est-elle productrice d’intérêt général ?

L’activité de Green Supply Chain génère des bénéfices pas seulement pour nos clients. En effet, nous favorisons le recours aux modes de transports les plus écologiques, comme le fluvial ou le rail. Cela permet d’éviter le recours au mode routier et donc de réduire le nombre de camions sur nos routes avec tous les problèmes associés. Chaque conteneur de marchandises que nous transportons, c’est un camion en moins sur les routes et donc pas de pollution locale, pas de bruit, pas d’embouteillage et pas d’accident. Et comme les transports que nous organisons sont compensés carbone, c’est moins d’émissions de CO2 et donc moins de réchauffement climatique.

Quels sont les projets de Green Supply Chain ?

Notre objectif est de continuer à satisfaire nos clients actuels et de convaincre un maximum de sociétés qu’un transport plus écologique est possible. Nous continuons à sensibiliser sur les impacts environnementaux du transport de marchandises et sur les solutions alternatives existantes. Un projet de livraison urbaine et fluviale est actuellement en cours d’élaboration. Il permettra de livrer des colis au cœur de Paris avec une barge fluviale associée à des véhicules propres (électrique et triporteurs).

 

Derniers articles sur Green Supply Chain parus dans la presse :   http://www.leparisien.fr/environnement/conso/30-jours-dans-la-tole-d-un-conteneur-27-10-2015-5223207.php

http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/les-ports-de-la-seine-veulent-se-mettre-au-vert-a-l-approche-de-la-cop21_1734570.html

http://www.lantenne.com/Haropa-federe-les-initiatives-Climat-dans-les-transports-et-la-logistique_a27734.html

Contact Green supply chain : 60 route Principale du port, 92230 Gennevilliers / Tél. : 01 41 11 92 59