Archives de catégorie : Minga

Covid 19, Minga solidaire des artisans restaurateurs et cuisinier.e.s

il n’y aura pas de « jours heureux »1 sans les cuisinières et les cuisiniers de l’alliance Slow Food, car nous aurons besoins de toutes les bonnes tables Vivantes pour penser l’économie,  la démocratie et l’humanité de demain.

Minga avec l’Alliance Slow Food des Cuisinier.e.s.

1 « l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie« – « Les Jours Heureux », Programme du Conseil national de la Résistance – 15 mars 1944

En adhérant, j’investis dans Minga 2020 !

Parce que le travail humain est le premier facteur de production, et la base d’un travail de qualité.

Plus que jamais le principe énoncé dans l’article 23 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme — «Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage »— s’impose comme un principe universel d’humanité.

Adhérer à Minga, c’est regarder l’économie et la démocratie à travers ce principe. Or, il est bafoué partout, y compris dans notre pays.

Défendre ce principe, c’est s’organiser face à un monde où la recherche du profit prime sur le tout le reste, où la dénonciation de l’injustice est considérée comme suspecte, où la solidarité est parfois traitée comme un délit.

S’organiser, c’est indispensable pour pourvoir exercer son métier sans être obligé d’en trahir le sens et de réduire la portée humaine de son travail.

Pour permette à Minga de poursuivre son engagement en 2020, d’être présente dans le monde travail et des métiers, de se réunir pour partager nos vécus, d’accompagner une culture syndicale, j’adhère à Minga dès aujourd’hui !

Bulletin d’adhésion structure (cotisation à partir de 50 euros)

Bulletin d’adhésion particulier (cotisation à partir de 10 euros)

 

Victoire du collectif du Jardin des Lentillères à Dijon

Le collectif « Libérons les terres » mobilise depuis mars 2010 des personnes qui n’ont cessé de maintenir des activités maraîchères à Dijon face à un projet d’urbanisation d’ « éco-quartier ». Le 25 novembre, le maire de Dijon a enfin annoncé l’abandon de ce projet.

Comme celui de la ZAD de Notre-Dame des Landes et contre le projet « Europa city » qui vient aussi d’être abandonné récemment, ce combat avait  alimenté notre réflexion  notamment à l’occasion des rencontres de jeunes « alimentons-nous, alimentons la démocratie ». Aujourd’hui, c’est au tour des jardiniers et habitants des Lentillères de savourer cette (première !) victoire !

A l’heure où l’artificialisation des terres se fait encore au rythme d’un département tous les 7 ans, toute victoire qui préserve les terres alimentaires de l’appétit des bétonneurs est une victoire pour notre humanité.

Bravo à toutes celles et tous ceux qui ont résisté pendant dix ans !

Communiqué des Lentillères : LA VICTOIRE NE FAIT QUE COMMENCER !

La terre est un bien commun. A bas la spéculation foncière !

Bastien Moysan devant une parcelle d'avoine panache de Daoulas

Bastien Moysan devant une parcelle d’avoine panache de Daoulas

La spéculation foncière est un fléau qui épuise l’humanité. Partout dans le monde, elle détruit le monde agricole et les métiers de la ruralité. Elle écrase aussi le quotidien des urbains qui ont de plus en plus de mal à se loger. Elle détruit les sols vivants pour satisfaire au appétit vorace des promoteurs. Elle fragilise les rives et va jusqu’à polluer les océans et accélérer le réchauffement climatique.

Le combat que Bastien Moysan, agriculteur et pêcheur à pied à Daoulas dans le Finistère, mène contre la spéculation foncière est le nôtre. Il est à notre portée et doit être gagné pour en gagner d’autres.

Minga, le Syndicat des artisans semenciers, l’Alliance Slow Food des cuisiniers et le Syndicat des récoltants d’algues de rive de Bretagne invitent leurs adhérents et sympathisants à soutenir la constitution du Groupement Foncier Agricole (GFA) organisée pour permettre à Bastien de continuer son activité agricole.

Un financement participatif est mis place jusqu’à fin novembre. Toute participation, même minime, est la bienvenue. Rendez-vous sur le site internet où vous trouverez toutes les informations https://ferme-du-guerniec-61.webself.net/

A LIRE : Article dans « Le Monde » 26 Octobre 2019