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Seule la diversité cultivée peut nourrir le monde

seul la diversité cultivéDans le journal Libération du 20 septembre 2010, le délégué général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), Pascal Lamy, affirme que l’alimentation de tous les hommes ne peut être assurée que par l’organisation internationale des échanges, et que la souveraineté alimentaire est un leurre.

Invoquant la famine au Pakistan après les inondations de l’été 2010, il plaide : « Le commerce international n’est en fait qu’une courroie de transmission entre les terres d’opulence et les terres de pénurie. Il jette un pont entre l’opulence et la rareté. Il n’est pas étonnant que ceux qui plaident en faveur de la production locale sont ceux qui disposent des plus grandes richesses agricoles et qui sont déjà capables de se nourrir eux-mêmes. »

Il poursuit son raisonnement : « Le commerce international des produits alimentaires ne doit pas être considéré comme une activité purement économique. C’est avant tout une responsabilité éthique. Ceux qui occupent les terres d’abondance ont une responsabilité envers ceux qui occupent les terres de pénurie. »

Après la réédition livre « Utopie foncière » d’Edgard Pisani, l’association Minga, dans le prolongement de la campagne « Alimentons les régions » et en partenariat avec les Editions du Linteau, ont sollicité Stéphane Hessel, Edgard Pisani, Vandana Shiva et une vingtaine de paysans, d’universitaires, de politiques de France, du Moyen-Orient, des Caraïbes et des Amériques à réagir au contenu de cet article

La P’tite Epicerie

adresse : 24 rue du logis de Boisseuil – Saint Mard (17700)
téléphone : 05 46 68 99 68
courriel : dorothee.pottier@orange.fr

Basée à Saint-Mard (17), La P’tite Epicerie est une épicerie dirigée par Dorothée Pottier qui a voulu permettre un commerce alternatif à la grande distribution en milieu rural.

Quelle est l’histoire de La p’tite Epicerie ?

Avec une formation d’ingénieure agronome et une expérience de 20 ans en tant que formatrice en sciences économiques en lycée agricole, mon parcours professionnel ne m’avait pas préparé à ouvrir un commerce.

Comme je travaillais à temps partiel depuis un moment, quand mes enfants ont grandi et ont commencé à avoir leurs propres projets, j’ai eu plus de temps pour me consacrer à une autre activité.

Pour trouver un certain équilibre dans l’exercice de deux activités professionnelles, je tenais à ce qu’elles se nourrissent l’une de l’autre, et monter un commerce dans le secteur du bio et de l’équitable, que je connaissais déjà, cela permettait d’y parvenir. À titre personnel, je faisais déjà attention à ce que je consommais, et en tant que commerçante, je ne pouvais que vouloir faire connaître ces produits.

Et puis, je voulais ouvrir un commerce de proximité, dans mon village, parce qu’il n’y avait rien et les habitants s’en plaignaient. Le projet, c’était vraiment d’ouvrir  un lieu où les habitants puissent se retrouver, loin d’une démarche purement commerciale.

Dès l’ouverture en janvier 2008, l’objectif a été de développer un projet de commerce de proximité qui dépanne les habitants en leur évitant des déplacements inutiles et de créer un lieu de convivialité et d’échanges en particulier pour les personnes âgés et sans permis.

C’était aussi l’occasion de permettre un autre type de commerce, alternatif à la grande distribution, qui offre un débouché supplémentaire aux producteurs locaux et développe la vente de produits équitables en créant un emploi. Aujourd’hui, c’est une petite épicerie qui occupe un demi- emploi !

Quelles sont les produits distribués par La p’tite Epicerie ?

C’est un commerce de produits bio,  principalement alimentaires, mais qui offre aussi des produits d’entretien de la maison et de la papeterie. La clientèle se compose essentiellement de particuliers mais quelques professionnels viennent aussi s’approvisionner (par exemple un gîte d’accueil paysan ou le GAB 17). Et j’effectue aussi des livraisons, notamment pour le lycée agricole de Surgères.

Quels sont vos projets ?

Je suis encore dans une phase de développement, l’activité n’est pas encore stabilisée. Même si je me suis professionnalisée, j’ai besoin de « souffler » un peu avant de développer de nouvelles activités.

Mais le principal projet est de travailler plus et mieux avec des producteurs locaux notamment pour que la boutique devienne un lieu de dépôt pour des AMAP en recherche de locaux comme celle de Dominique Mallet, producteur bio en Charente-Maritime.

De plus, il reste un gros travail à faire avec les habitants pour qu’ils m’identifient mieux et il y a quelques possibilités de fournir des restaurants ou commerçants, le bistrot du village serait intéressé !

J’aimerais aussi me rapprocher d’autres épiceries du territoire avec lesquelles nous pourrions mutualiser des commandes, chez Saldac ou Andines par exemple (bien qu’on le fait déjà un peu).

Comment vivez-vous cette nouvelle adhésion à Minga ?

J’ai connu Minga il y a déjà quelques années, suite à des recherches et à des lectures d’article dans la presse, notamment dans Polítis et aussi grâce à une rencontre avec Michel Besson, d’Andines. Les idées défendues par Minga correspondent bien à ma vision d’une activité économique équitable. Et le fait d’avoir un permanent en Poitou-Charentes, ça a été un déclic utile. D’ailleurs je compte bien mener des projets avec Minga, notamment un marché de « rural expo » à St Mard en Juin 2011.

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Alimentons l’Europe

alimentons l'europe

Campagne d’interpellation politique à l’occasion des élections européennes de 2009 se sont déroulées le 7 juin 2009

version française

version espagnol

version anglaise

déclaration finale 18 juin 2009

réponses des formations politiques

Europe Ecologie

Debout la République

Front de Gauche

CAP 21

MODEM

Parti Socialiste

Euskal Herriaren Alde
Pour une Europe des Peuples et des Travailleurs

Europe-Décroissance

Alliance Écologiste Indépendant


 

Jean-Marie BEAUPUY, Tête de liste du MoDem pour la circonscription Massif-central Centre

Henri Temple, Tête de liste Debout la République pour la circonscription du Sud-Ouest

Bernard FRAU, Tête de liste « Alliance Ecologiste Indépendante »  pour la circonscription du Nord-Ouest

Christian Nguyen, Tête de liste NPA pour la circonscription Massif Central-Centre

Jean-Luc Bennahmias, Tête de liste MoDem dans la circonscription Sud-Est

Jean Paul Besset, Tête de liste « Europe Ecologie », pour la circonscription Massif-central Centre

Jean Pierre Baron, Candidat pour l’Union pour la circonscription Massif-central Centre

Marielle de Sarnez, Tête de liste MoDem dans la circonscription en Île-de-France

Menane OXANDABARATZ, candidate pour Europe Ecologie pour le Pays Basque

Michel FABRE, tête de liste de l’Alliance Ecologistes Indépendante pour la circonscription Massif-central Centre

Patrick Le Hyaric, Tête de liste du Front de gauche aux élections européennes en Île-de-France

Henri Weber, Tête de liste socialiste pour la circonscription Massif-central Centre

Jean Pierre Enjalbert,  tête de liste  Debout la république en Île-de-France

Raoul M. JENNAR, tête de liste du NPA dans la circonscription du sud-est

Vincent Peillon, Tête de liste du Parti Socialiste  dans la circonscription du sud-est

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Participation de MINGA au projet d’Alternative Bio 2009 (biocohérence)

Nous accueillons avec intérêt votre démarche « Alternative Bio 2009 » et nous permettons de vous faire parvenir nos premières réflexions pour participer au débat de fond concernant ce projet.

Si l’origine de cette initiative de créer une marque privée collective en matière d’agriculture biologique est liée à la modification de la réglementation européenne, se positionner uniquement vis-à-vis du cadre réglementaire c’est, nous semble-t-il, risquer une approche de « surenchère commerciale » en terme de garantie.

La création d’une marque collective est l’occasion de replacer la question de la garantie face à la gravité des enjeux liés à la crise alimentaire mondiale. Sans être reliée aux enjeux de la souveraineté alimentaire des peuples et de la préservation de la biodiversité, l’initiative n’aboutira qu’à isoler les questions environnementales des questions sociales et économiques, au détriment de la cohérence d’ensemble pourtant mise en valeur, à juste titre, dans le document de présentation. Accéder aux terres (lutter contre la spéculation foncière et l’étalement urbain), augmenter la teneur en humus des sols et généraliser l’usage des semences paysannes restent pour nous la priorité.

Le lancement d’une marque collective doit aussi être l’occasion de réinterroger le modèle de la garantie « produit » par des tiers « indépendants ». Ce modèle de certification tel qu’il est développé, notamment par la S.A. ECOCERT, fragilise l’agriculture paysanne en construisant un système normatif excluant, au détriment de la diversité des réalités territoriales et des acteurs économiques ; et ceci indépendamment de l’évolution de la réglementation européenne.
La récession économique rend encore plus impératif le développement d’une agriculture paysanne. Or une marque de garantie bio, déconnectée des enjeux économiques, ne participera qu’à l’édification d’une niche de marché sans faire évoluer ni les rapports marchands, ni le modèle commercial de la grande distribution et encore moins la répartition de la valeur ajoutée. Dissocier, les enjeux commerciaux des enjeux économiques, nous mène dans une impasse. C’est enfermer l’agriculture biologique dans une petite niche de marché de produits alimentaires de luxe, c’est au final se faire piéger par les intérêts de la GMS qui, après avoir exploité le marché avec des marques distributeurs, s’appropriera le filon des détaillants spécialisés.
La création d’une marque collective, c’est aussi l’occasion de rassembler des producteurs, des commerçants, des transformateurs, des associations de consommateurs pour créer des rapports de force, des solidarités concrètes qui parlent à l’ensemble de la société dans ses choix de développement.

C’est pour toutes ces raisons évoquées que la démarche de SGP engagée par Nature et Progrès et de nombreuses autres organisations dans le monde nous semble pertinente, (cf. l’appel de l’an dernier commun à 7 organisations) et que nous travaillons nous-mêmes avec nos partenaires en France et dans d’autres pays à la mise en place d’un système d’évaluation et d’amélioration participatif qui concerne tous les acteurs d’une filière et s’adresse à tous les secteurs d’activités.

Nous espérons que ces premières réflexions contribueront positivement au projet Alternative Bio 2009 et nous restons à votre disposition pour en débattre.